Spécial immobilier
3 questions à Anne-Valérie Devèze Anne-Valérie Devèze. - Il y a un tassement sur l'ensemble de la ville, mais certains quartiers, comme le Jardin public, sont toujours très prisés. Les prix se situent entre 3 500 et 4 000 euros/m2 pour des appartements d'exception dans ce secteur. Ailleurs, aux Chartrons et à Saint-Seurin, le mètre carré se situe plutôt autour de 3 000 euros en moyenne. Ces différences s'expliquent en partie par la rareté de l'offre et le prix élevé des prestations. Escaliers, plafonds et architecture élégante sont par exemple caractéristiques du Jardin public. Les résidents du centre ne tiennent pas à le quitter. A.-V. Devèze. - Après l'école et les loisirs, les transports sont un point déterminant pour le choix immobilier des familles. Chaque tranche supplémentaire du tramway revalorise un quartier. Même si on n'a pas encore noté de véritable hausse des prix à Bacalan, ils risquent d'augmenter dans les années à venir. A.-V. Devèze. - Nous constatons depuis quelque temps un glissement national du Sud-Est vers le Sud-Ouest. Nombre de nos acheteurs viennent d'autres régions, du Sud-Est donc, mais aussi de Paris. Ils cherchent une résidence secondaire dans la CUB mais aussi à la campagne, dans l'Entre-Deux-Mers ou près de l'océan. Bordeaux est devenue aussi attrayante que Toulouse et Nantes, et reste moins chère. Or cette clientèle nantie d'un pouvoir d'achat plus important concourt à maintenir les prix. Le marché est équilibré, il permet depuis quelques mois aux vendeurs de réaliser une plus-value substantielle avant d'envisager un prochain achat. C'est un signe de bonne santé du marché.
Le Nouvel Observateur. - Comment expliquez-vous les fortes disparités de prix à l'intérieur même de Bordeaux ?
N. O. - Quel est l'impact des transports en commun ?
N. O. - Sentez-vous une pression sur les prix du marché bordelais actuellement ?
Florence Bernson
Source Reference:
www.nouvelobs.com
